Porteur ou pas
Un mur épais, en brique pleine, dans l'axe de la maison, sur lequel reposent les solives : porteur. Une cloison de brique plâtrière ou de carreaux de plâtre : non. Entre les deux, il y a tous les cas des maisons anciennes où un mur mince porte quand même une charge. Nous le déterminons en regardant les combles et la cave, pas en devinant.
La reprise en sous-œuvre
Ouvrir un mur porteur, c'est faire passer la charge par une poutre, en acier ou en bois lamellé, posée sur des appuis dimensionnés. Le mur est étayé de part et d'autre, l'ouverture est faite, la poutre est glissée et calée, les appuis sont maçonnés. Le calcul de la poutre dépend de la portée et de ce qu'elle porte : nous le faisons vérifier quand l'ouverture est large.
Ce qui vient avec
Une cuisine ouverte, c'est un sol continu à refaire, des réseaux à déplacer, une hotte à évacuer autrement, un éclairage à repenser. Nous chiffrons l'ensemble, pas seulement l'ouverture, pour éviter la surprise du carrelage qui ne se raccorde pas.
Dans une amiénoise
Les amiénoises ont leurs pièces en enfilade et une cuisine au fond, sur le jardin. L'ouverture la plus courante relie la cuisine à la salle à manger, en gardant parfois un pan de mur de brique apparent. La verrière d'atelier permet de séparer sans fermer.
Les finitions
La poutre peut être habillée ou laissée visible, le passage d'un sol à l'autre traité par un seuil ou par une continuité, l'îlot alimenté en eau et en électricité par le sol. Ce sont ces détails qui font qu'une cuisine ouverte paraît avoir toujours été là.
Écrit par Teddy Dumenil, TED Services, Tilloy-Floriville. Aucun prix ni délai contractuel dans nos articles : chaque chantier se chiffre après visite.


